Salle de musée belge symbolisant la frontière subtile entre l'art moderne et l'art contemporain
Publié le 10 mai 2024

La véritable distinction entre l’art moderne et l’art contemporain n’est pas une simple date dans un calendrier, mais un changement radical de questionnement : l’art moderne interrogeait la forme, l’art contemporain interroge l’art lui-même.

  • La frontière n’est pas une ligne fixe (1945 ou 1980), mais une zone de « rupture conceptuelle » incarnée par des artistes comme Marcel Broodthaers.
  • Le statut « contemporain » est souvent validé par un écosystème (musées, critiques, prix) qui reconnaît l’œuvre, comme le montrent des institutions belges clés (WIELS, M HKA).

Recommandation : Pour apprécier une œuvre contemporaine, changez votre question. Au lieu de demander « Est-ce que c’est beau ? », demandez-vous « Quelle question cette œuvre pose-t-elle ? ».

Utiliser l’expression « art contemporain » est devenu courant, souvent pour qualifier tout ce qui semble nouveau ou déroutant dans une galerie. Pourtant, derrière ce terme se cache une confusion fréquente, même pour les amateurs d’art éclairés en Belgique. Est-ce simplement une question de dates ? Une œuvre de 1975 est-elle moderne ou déjà contemporaine ? Et une peinture figurative réalisée aujourd’hui est-elle plus « contemporaine » qu’une installation vidéo des années 80 ? La plupart des explications se contentent d’une chronologie simple : l’art moderne s’arrêterait après la Seconde Guerre mondiale, laissant place au contemporain. Mais cette réponse est insatisfaisante.

Cette simplification excessive ignore le cœur du problème. La distinction n’est pas seulement temporelle, elle est philosophique. Elle ne réside pas dans ce que l’on voit, mais dans l’intention qui sous-tend la création. Si l’art moderne a mené une révolution des formes et des couleurs, l’art contemporain, lui, a initié une révolution des idées. Il a déplacé le centre de gravité de l’œuvre elle-même vers son contexte, son processus de création et son rapport au spectateur et aux institutions.

Cet article propose de dépasser les chronologies rigides pour vous fournir des repères conceptuels clairs. Plutôt que de donner une seule date de rupture, nous allons explorer la logique de cette transition. Nous verrons que la frontière est un débat permanent, et que des artistes et des institutions belges, de Marcel Broodthaers à Wim Delvoye, en passant par le M HKA d’Anvers ou le WIELS à Bruxelles, ont été et sont encore des acteurs majeurs de cette discussion passionnante. L’objectif est de vous donner les clés pour ne plus seulement regarder une œuvre, mais pour comprendre la conversation à laquelle elle vous invite.

Pour naviguer avec aisance entre ces notions, cet article est structuré pour répondre progressivement à chaque interrogation, des repères temporels aux questions de fond. Le sommaire ci-dessous vous guidera à travers les concepts clés qui permettent de délimiter ce qui est moderne, ce qui est contemporain, et pourquoi cette distinction a tant d’importance.

Pourquoi certains datent l’art contemporain de 1945 et d’autres de 1980 ?

La question des dates est le premier obstacle pour comprendre l’art contemporain. Deux bornes reviennent constamment : 1945 et les années 1980. Chacune correspond à une logique différente. La date de 1945 est une rupture historique et géopolitique évidente. La fin de la Seconde Guerre mondiale marque le déplacement du centre du monde de l’art de Paris vers New York et l’émergence de nouveaux courants comme l’Expressionnisme Abstrait. Pour de nombreux historiens, c’est le début d’une nouvelle ère, rompant avec les avant-gardes européennes d’avant-guerre qui constituent le cœur de l’art moderne.

Cependant, une autre perspective, plus conceptuelle, place le début de l’art contemporain autour des années 1980. Cette période coïncide avec la montée du postmodernisme, une pensée qui rejette les « grands récits » et les utopies de la modernité. L’art ne cherche plus le progrès ou la pureté formelle, mais se tourne vers la citation, le pastiche, et une critique des idéologies. C’est l’ère de la « fin des avant-gardes », où tous les styles semblent pouvoir coexister. Cette vision est incarnée par des institutions qui se consacrent spécifiquement à cette période post-rupture.

Le M HKA d’Anvers, un musée pensé comme référence de l’art contemporain

Le Museum van Hedendaagse Kunst (M HKA) se présente comme un musée de référence pour l’art et la culture visuelle contemporains. Ce positionnement institutionnel illustre concrètement comment certaines collections belges choisissent de faire démarrer le « contemporain » après la rupture postmoderne plutôt qu’en 1945.

Cette double datation n’est donc pas une erreur, mais le reflet de deux manières de raconter l’histoire de l’art : l’une basée sur les événements mondiaux, l’autre sur l’évolution des idées et des concepts artistiques. La Belgique, avec ses institutions, se trouve souvent au carrefour de ces deux visions.


Art moderne vs art contemporain : quelle différence au-delà de la simple chronologie ?

Si la chronologie ne suffit pas, où se trouve la véritable différence ? Elle réside dans un changement fondamental d’intention. L’art moderne, de l’Impressionnisme au Surréalisme, est une longue quête d’autonomie. Chaque mouvement cherchait à déconstruire les conventions pour trouver l’essence de son médium : la couleur pure pour les Fauves, la forme géométrique pour les Cubistes, la planéité de la toile pour les peintres abstraits. L’œuvre moderne est souvent un objet (une peinture, une sculpture) qui se concentre sur ses propres qualités formelles et esthétiques. C’est une révolution qui se joue à l’intérieur du cadre.

L’art contemporain, à l’inverse, fait sortir l’art du cadre. Il ne s’intéresse plus seulement à la question « Comment peindre ? » mais à « Qu’est-ce qu’une œuvre d’art ? », « Qui décide que c’est de l’art ? » et « Quel est le rôle du musée ? ». Comme le souligne une analyse, la distinction est avant tout conceptuelle. Voici une perspective éclairante proposée par le site spécialisé Voar.fr :

Cette différence ne repose pas forcément sur des valeurs esthétiques mais plutôt sur des axes philosophiques.

– Voar.fr, Quelle est la différence entre l’art moderne et l’art contemporain ?

Ces « axes philosophiques » sont la clé. L’art contemporain intègre le contexte, la critique sociale, le processus de création et la participation du spectateur comme des matériaux à part entière. Un tas de bonbons dans un coin de musée (Félix González-Torres) n’est plus seulement jugé pour ses couleurs ou sa forme, mais pour ce qu’il dit sur le don, la perte, le corps et le temps. La rupture conceptuelle est donc bien plus déterminante que la simple rupture temporelle.

Tout art d’aujourd’hui est-il « contemporain » ou faut-il une reconnaissance institutionnelle ?

Un artiste qui peint des paysages à l’aquarelle dans son atelier en 2024 produit-il de l’art contemporain ? Techniquement, il est notre « contemporain » au sens littéral. Pourtant, dans le monde de l’art, le terme « contemporain » désigne moins une période qu’une participation à une conversation spécifique. C’est là qu’intervient le rôle crucial du « système de l’art » : les musées, les galeries, les critiques, les curateurs et les prix. Ces acteurs ne font pas que montrer de l’art, ils le « font » en le sélectionnant, en le contextualisant et en lui donnant une visibilité.

L’adjectif « contemporain » devient alors une sorte de label, une reconnaissance que l’œuvre s’inscrit dans les débats et les questionnements de son temps. Un simple tableau, même s’il est techniquement parfait, peut être considéré comme anachronique s’il ne dialogue pas avec les préoccupations actuelles de l’art. À l’inverse, une performance éphémère ou une installation complexe devient une œuvre « contemporaine » reconnue lorsqu’elle est validée par cet écosystème. Un exemple parfait en Belgique est celui du plus prestigieux prix d’art.

Le mécanisme de sélection institutionnelle du Belgian Art Prize

Le processus de sélection du prix repose sur cinq institutions belges d’art contemporain qui établissent une liste restreinte à partir des propositions de curateurs et de critiques, avant qu’un jury international ne désigne le lauréat. Ce filtrage institutionnel illustre concrètement comment un artiste passe de la scène émergente à la reconnaissance officielle. Il est à noter que le Belgian Art Prize, fondé en 1950 et organisé tous les deux ans, joue ce rôle de légitimation depuis des décennies.

Ainsi, être un « artiste contemporain » n’est pas seulement une question de date de naissance, mais aussi d’intégration, volontaire ou non, dans ce réseau de validation. Cela explique pourquoi toutes les créations actuelles ne sont pas automatiquement qualifiées de « contemporaines » par le monde de l’art.

L’erreur de dire « je n’aime pas l’art contemporain » alors qu’il recouvre 1000 pratiques différentes

Affirmer « je n’aime pas l’art contemporain » est une phrase que l’on entend souvent face à une œuvre qui déroute. Pourtant, cette déclaration est aussi réductrice que de dire « je n’aime pas la musique » ou « je n’aime pas le cinéma ». Elle repose sur l’idée fausse que l’art contemporain serait un style unique et monolithique. La réalité est tout le contraire : sa principale caractéristique est une diversité radicale des formes, des médiums et des intentions.

L’art contemporain englobe la peinture figurative, la sculpture monumentale, l’installation vidéo immersive, la performance corporelle, l’art sonore, le bio-art (travaillant avec des organismes vivants), l’art numérique, la photographie conceptuelle, et bien d’autres pratiques encore. Il n’y a souvent aucun point commun esthétique entre une œuvre de Gerhard Richter et une performance de Marina Abramović. Le seul lien qui les unit est leur capacité à réfléchir sur le monde et sur l’art lui-même avec les outils et les idées de leur temps. La scène belge, particulièrement riche, en est une parfaite illustration.

Critiquer « l’art contemporain » dans son ensemble, c’est donc passer à côté de cette immense pluralité. Il est tout à fait légitime de ne pas apprécier une œuvre ou une pratique spécifique, mais cela ne disqualifie pas le champ tout entier. Le BPS22, musée d’art de la Province de Hainaut à Charleroi, en est un bon exemple.

La diversité de la programmation du BPS22 à Charleroi

Le BPS22 à Charleroi, par exemple, peut accueillir un artiste comme l’Américain Banks Violette, connu pour ses installations sombres et inspirées de la contre-culture, aux côtés d’une programmation qui alterne rétrospectives historiques et créations expérimentales. Cela prouve que la scène contemporaine belge ne se résume pas à un seul style ou médium.

Quand exactement l’art moderne se termine-t-il et l’art contemporain commence-t-il ?

Plutôt qu’une date précise, le passage de l’art moderne à l’art contemporain s’incarne dans une figure de rupture : l’artiste qui commence à questionner le système de l’art de l’intérieur. En Belgique et dans le monde, l’artiste Marcel Broodthaers (1924-1976) est l’une de ces figures charnières. Son travail illustre à la perfection le moment où l’art cesse de se focaliser sur l’objet pour s’intéresser à l’institution qui l’expose.

En 1968, Broodthaers inaugure son propre « Musée d’Art Moderne, Département des Aigles ». Ce musée n’est pas un bâtiment, mais un projet conceptuel nomade qui critique avec esprit les fonctions et les rituels du musée traditionnel. Il collectionne des images d’aigles, symbole du pouvoir et de l’autorité, empruntées à toutes les époques et toutes les cultures, pour montrer comment le musée impose son discours. Par cet acte, Broodthaers ne crée plus une œuvre *pour* le musée, il fait de la critique du musée une œuvre en soi. C’est l’acte de naissance de la critique institutionnelle, un des piliers de l’art contemporain.

Peut-être fondre la notion de musée ? Je ne suis pas content de la manière dont il fonctionne.

– Marcel Broodthaers, Musée d’Art Moderne, Département des Aigles

Le Musée d’Art Moderne, Département des Aigles comme charnière conceptuelle

Actif de 1968 à 1972, l’œuvre de Broodthaers constitue un pivot dans le champ de la critique institutionnelle, explorant comment une institution est façonnée par l’idéologie et le discours de son époque. Ce musée fictif théâtralise à la fois la fin des préoccupations formelles purement modernes et la naissance d’une pratique conceptuelle tournée vers le contexte et la critique.

La fin de l’art moderne n’est donc pas un jour précis, mais le moment où des artistes comme Broodthaers ont compris que le contenant (le musée, la galerie) était aussi important que le contenu (l’œuvre), et qu’il était devenu un sujet d’art à part entière.

L’erreur de dire « ce n’est pas de l’art » face à une installation vidéo ou une performance

Face à une œuvre qui ne correspond pas aux catégories traditionnelles de la peinture ou de la sculpture, le rejet est une réaction courante. La fameuse phrase « ce n’est pas de l’art » est souvent une expression de confusion face à l’inattendu. Pourtant, l’une des fonctions de l’art contemporain est précisément de repousser les limites de ce que nous acceptons comme « art ». L’artiste belge Wim Delvoye est un maître en la matière, notamment avec son œuvre la plus célèbre et la plus controversée : *Cloaca*.

*Cloaca* est une machine complexe qui reproduit le processus de digestion humain, de l’ingestion de nourriture à la production d’excréments. Présentée pour la première fois en 2000 au M HKA d’Anvers, l’installation est à la fois une prouesse scientifique et une provocation philosophique. En créant de la « marchandise » sans valeur à partir d’un processus hautement technologique et coûteux, Delvoye pose une question frontale sur le système de l’art : qu’est-ce qui donne de la valeur à une œuvre ? La signature de l’artiste ? Le fait qu’elle soit exposée dans un musée ? Son absurdité même interroge la logique capitaliste qui régit le marché de l’art. L’artiste le revendique lui-même, comme il l’expliquait au journal La Presse :

En créant Cloaca, je voulais toucher au monde des entreprises, du capitalisme et des grandes marques.

– Wim Delvoye, La Presse (Montréal)

Votre grille d’analyse face à une œuvre déroutante

  1. Contexte : Où est-ce que je vois cette œuvre ? (Musée, galerie, espace public ?) Quelle information le cartel me donne-t-il sur l’artiste et l’année ?
  2. Dispositif : Quels sont les matériaux et les médiums utilisés ? (Vidéo, son, objets trouvés, texte…) Comment l’œuvre occupe-t-elle l’espace ?
  3. Intention : Quel semble être le sujet ou la question posée par l’artiste ? L’œuvre semble-t-elle critiquer, célébrer, documenter ou interroger quelque chose ?
  4. Effet sur moi : Quelle est ma première réaction (rejet, curiosité, amusement, malaise) ? L’œuvre me fait-elle penser à quelque chose que je connais (actualité, histoire, science) ?
  5. Titre : Le titre de l’œuvre me donne-t-il un indice, confirme-t-il ou contredit-il mon impression ?

Dire « ce n’est pas de l’art » face à *Cloaca*, c’est précisément tomber dans le panneau que l’artiste nous tend. La question n’est pas de savoir si c’est de l’art, mais de comprendre ce que cet « art » dit de notre société, de notre rapport à la consommation, à la valeur et au déchet.

Quand une œuvre de 2010 cesse-t-elle d’être « contemporaine » pour devenir « historique » ?

Si « contemporain » signifie « de notre temps », que se passe-t-il lorsque ce temps passe ? Une œuvre créée en 2010, qui était indéniablement contemporaine à l’époque, l’est-elle toujours aujourd’hui ? Cette question met en lumière la nature fluide et évolutive de l’histoire de l’art. Une œuvre ne reste pas « contemporaine » éternellement. Progressivement, elle entre dans l’histoire de l’art récente. Ce processus de « basculement » est souvent accéléré par les institutions elles-mêmes.

Lorsqu’un musée ou un centre d’art organise une exposition rétrospective sur un artiste ou un mouvement des années 1990 ou 2000, il accomplit un acte d’historicisation. Il sort l’œuvre de l’actualité brûlante pour la placer dans une perspective historique, l’analysant comme un jalon d’une période révolue. L’œuvre cesse d’être une simple intervention dans le présent pour devenir un document, une référence pour les générations futures. C’est un processus continu : ce qui est aujourd’hui à l’avant-garde sera le « classique » de demain.

WIELS, un centre d’art sans collection permanente qui légitime par l’exposition

WIELS, le centre d’art contemporain à Bruxelles, est un parfait exemple de ce mécanisme. En proposant des expositions avec des idées, des pratiques et des perspectives nouvelles, il participe à la conversation du présent. N’ayant pas de collection permanente, l’institution fonctionne par expositions temporaires. C’est précisément ce type de programmation, lorsqu’elle se fait rétrospective, qui transforme une intervention éphémère et actuelle en un jalon documenté de l’histoire de l’art récente.

Il n’y a donc pas de date de péremption fixe pour le label « contemporain ». Le passage à « historique » est un glissement progressif, acté par le regard que portent sur l’œuvre les artistes, les critiques et les institutions qui la commentent, l’exposent et la préservent.

À retenir

  • La distinction entre art moderne et contemporain est avant tout conceptuelle (changement d’intention) et non purement chronologique.
  • Le statut « contemporain » est une forme de validation par un écosystème (musées, critiques, galeries), dont la scène belge est un acteur dynamique.
  • L’art contemporain n’est pas un style mais un champ de pratiques extrêmement diverses ; le rejeter en bloc est une erreur de perspective.

Où voir des expositions qui analysent la société actuelle à travers l’art contemporain en Belgique ?

Après avoir exploré les concepts, la meilleure façon de se forger sa propre opinion est d’aller à la rencontre des œuvres. La Belgique, avec sa densité exceptionnelle de collectionneurs, de galeries et d’institutions, offre un terrain de jeu formidable pour l’amateur d’art. Que ce soit à Bruxelles, Anvers, Gand ou Charleroi, la scène artistique est l’une des plus dynamiques d’Europe. On peut y observer directement comment les artistes d’aujourd’hui s’emparent des questions de société.

Les grandes foires d’art sont des moments privilégiés pour prendre le pouls du marché et des tendances internationales. Art Brussels, par exemple, est un observatoire de premier plan. Une étude de L’Art newspaper a montré qu’avec près de 180 galeries participantes lors de sa dernière édition, la foire témoigne de la vitalité et de l’attractivité de la capitale belge sur la scène mondiale. Au-delà des foires, les musées et centres d’art proposent des programmations toute l’année, souvent avec des approches thématiques qui permettent de tisser des liens entre les œuvres.

Une saison d’expositions entre grandes institutions belges

Une saison culturelle typique à Bruxelles peut illustrer cette richesse. Par exemple, le WIELS peut proposer une rétrospective sur une figure historique de l’avant-garde belge comme Jef Geys, tandis que la Villa Empain rend hommage au couple d’artistes modernes fondateurs du Bauhaus, Anni et Josef Albers. Ce type de programmation croisée entre institutions bruxelloises illustre la possibilité de construire un parcours thématique et réflexif à travers la scène moderne et contemporaine belge.

Se confronter aux œuvres, visiter les lieux où elles sont montrées et débattues, est l’étape finale et essentielle. C’est en expérimentant par soi-même que les concepts théoriques prennent tout leur sens et que la distinction entre moderne et contemporain devient non plus un casse-tête, mais une grille de lecture passionnante pour comprendre le monde qui nous entoure.

Rédigé par Sophie Lambert, Journaliste indépendante focalisée sur l'analyse des mouvements artistiques du 19e au 21e siècle, elle décrypte les ruptures esthétiques et contextes historiques à travers une recherche documentaire rigoureuse. Sa mission consiste à rendre accessible l'évolution de l'art moderne et contemporain en traduisant les concepts théoriques en contenus clairs. L'objectif est de fournir une information vérifiée et neutre pour guider le grand public dans la compréhension des courants majeurs.